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"Présentation de l'AB  -  En ce qui concerne les élevages..."

 

Une alimentation contrôlée d’origine biologique

 

L'alimentation vise à une production optimale en qualité plus qu'en quantité, en respectant les besoins nutritionnels des animaux (développement et production). Tous les aliments proviennent de l’agriculture biologique.

 

Des règles très strictes s'appliquent à l’alimentation des animaux : nature des aliments, leur proportion dans la ration, leur origine, leur mode de production :

* Au moins 50% de la ration alimentaire doit être produite sur l'exploitation

* L'alimentation des bovins repose sur l'utilisation maximale de la pâture

* La ration journalière comporte au moins 70% de fourrages grossiers

* Les fourrages conservés par voie humide (ensilage d'herbe coupe fine, botte ronde enrubannée…) ne peuvent pas dépasser 50% de la ration totale journalière en matière sèche, concentrés compris. L'ensilage de maïs est limité à 33% de cette ration

 

La quantité de concentrés est limitée à 30% de la ration totale journalière en matière sèche. En début de lactation cette proportion peut être portée à 40% durant les 3 premiers mois de lactation et pendant les périodes d'engraissement

Les aliments du bétail ainsi que leur matières premières ne doivent pas avoir été fabriqués avec des OGM ou dérivés d'OGM (idem pour additifs et auxiliaires de fabrication). La nature des minéraux, oligo-éléments et vitamines est réglementée. Les produits de synthèse ne sont pas autorisés, les veaux doivent être nourris au lait naturel de préférence maternel jusqu'à 3 mois minimum

 

 Les médicaments de synthèse limités

 

La santé des animaux repose sur le principe de prévention, et un ensemble de points favorables :

* Races rustiques

* Alimentation équilibrée basée sur les besoins des animaux

* Accès au plein air et exercice régulier

* Qualité de logement et respect des bonnes pratiques d'élevage

En cas de problèmes sanitaires, la priorité est donnée aux médicaments et traitements élaborés à base de produits tels que l’homéopathie1, la phytothérapie2 et l’aromathérapie3

Uniquement à titre curatif, et sous la responsabilité de l'éleveur et du vétérinaire, les médicaments allopathiques et les antibiotiques peuvent être utilisés.

Lorsque plus de deux interventions thérapeutiques avec des médicaments de synthèse sont effectuées, en dehors des vaccinations et plans d'éradication obligatoire mis en place par les états membres, l’animal et ses produits issus sont exclus du circuit agriculture biologique pendant un an.

En cas de traitement le délai d'attente, avant commercialisation dans le circuit biologique, des animaux traités comme de leur produit, est doublé par rapport au délai légal d'attente ou bien 48 H mini s'il n'existe pas.

L’éleveur tient à jour un carnet d’élevage où tous les traitements sont inscrits.

 

Respect du bien être de l’animal et pratiques d’élevage

 

Des règles précisent les conditions de logement des animaux : nature de la litière, espaces en stabulation, taille des abreuvoirs, volume et cinétique de l’air ambiant, hygiène des locaux.

Une litière est obligatoire : de 1 kg par jour et par UGB avec caillebotis à 6 kg en stabulation libre.

Les animaux doivent pouvoir accéder à des aires d'exercice en plein air ou à des parcours extérieurs. Par principe, il est interdit de maintenir les animaux attachés.

Les caillebotis sont limités à 25% de la surface totale couverte.

Les veaux de plus d'une semaine ne doivent pas rester en case individuelle.

Le transport des animaux doit s'effectuer de façon à limiter le stress (sans calmant ni stimulant électrique) en respectant les durées de transport prévues par la réglementation.

Les animaux ne doivent pas être maintenus dans des conditions favorisant l'anémie (museau, case obscure).

L'écornage des adultes est interdit.

La reproduction est basée sur des méthodes naturelles mais l'IA est autorisée.

Homéopathie : prescription d’une dose très faible d’une substance provoquant chez un sujet sain des symptômes identiques à ceux présentés par le sujet malade.

Phytothérapie : macération dans l’alcool de plantes fraîches ou sèches.

Aromathérapie : utilisation des huiles essentielles ou essences naturelles de plantes.

 

Respect de l’environnement

 

La gestion des effluents d’élevage est réalisée selon un plan d’épandage établi et contrôlé.

La quantité totale d'effluents utilisés sur l'exploitation ne doit pas dépasser 170 KG d'azote par ha et par an de surface agricole (produits comme achetés)

En cas d'exportation hors de l'exploitation, les épandages ne peuvent se faire que sur des surfaces conduites en bio

Les capacités de stockage doivent être suffisantes pour permettre l'épandage aux seules périodes adéquates et éviter tout risque de pollution par rejet, filtration, ruissellement

 

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